Origines du projet

Création de consortiums autour du véhicule autonome

Dans le cadre de la stratégie nationale pour le véhicule autonome, un Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) a été lancé par l’Etat du 23 février au 29 mars 2018. Ouvert aux entreprises privées, établissements publics et territoires, il visait à labelliser des projets soumis par des groupements d’acteurs pour répondre ensuite à l’Appel à Projet « Expérimentation de Véhicules Routiers Autonomes » (EVRA). De leur côté, les territoires étaient appelés à proposer des expérimentations de véhicules autonomes répondant à des problématiques locales identifiées (desserte du dernier kilomètre, désenclavement…). L’AMI ciblait trois domaines d’application : le véhicule autonome particulier, le système de transport public autonome et le véhicule autonome de transport de marchandises.

Dans ce cadre, le consortium ENA, coordonné par l’Université Gustave Eiffel, s’est structuré pour répondre sur le thème du « système de transports collectifs et partagés », via l’expérimentation de navettes autonomes. Ce consortium, initialement construit autour d’un écosystème rhônalpin des transports, est soutenu par le pôle de compétitivité CARA.
L’Appel à Manifestation d’Intérêt a labellisé 13 territoires et 4 consortiums (dont ENA).

      

L'appel à projet "Expérimentations de véhicules routiers autonomes"

En juin 2018, le gouvernement lance l’Appel à Projet "Expérimentations de véhicules routiers autonomes" (EVRA) pour lequel seuls les projets de consortiums labellisés dans l’AMI sont éligibles. Financé par le programme d’investissements d’avenir, cet appel est géré par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Deux larges consortiums déposent finalement leur candidature et sont retenus, dont le projet ENA qui s’est élargi à de nouveaux partenaires, et regroupe deux expérimentations spécifiquement orientées sur la question de l’usager et des navettes autonomes.

Au total EVRA regroupe de nombreuses expérimentations variées, dont certaines sont entièrement dédiées aux navettes autonomes. D’un budget global de 200 millions d’euros dont 42 millions d’euros financés par l’État, le cap du million de kilomètres de circulation en véhicule autonome sera atteint d’ici 2022.