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[Article] Parlons DATA, parlons méthodes !

© Université Gustave Eiffel - Céline ROUSSELOT

Les acteurs du projet ENA se sont réunis au mois de mars, pour convenir d’une méthodologie d’identification et de gestion des données, potentiellement produites ou utilisées sur chacun des territoires. La mise en place de cette méthodologie commune est apparue comme essentielle aux membres du consortium pour répondre aux enjeux de confidentialité, de partage et de diffusion des données.

Quelles sont les données à collecter ?

 

Lors de ces échanges, les partenaires se sont mis d’accord sur une méthodologie de gestion des données en trois étapes. La première consiste à élaborer une cartographie pour inventorier les données du projet. Dans un second temps, les producteurs et les utilisateurs de ces données vont planifier leur gestion. Pour cela, ils expliqueront comment leurs données sont collectées, stockées, conservées et diffusées. Puis l’étape de mise à jour de la cartographie et des plans de gestion des données, tout au long du projet, permettra d’ajouter régulièrement de nouvelles informations.

La mise en œuvre de cette démarche répond à un double objectif. Le premier est de diffuser auprès de l’ensemble des membres du projet des informations sur les données collectées afin qu’ils en connaissent l’existence et qu’ils puissent en demander l’accès si besoin.  Le second objectif est lié aux besoins et aux exigences que doivent respecter les producteurs et les utilisateurs des données.

En effet, les données utilisées sont très variées et la gestion de certaines d’entre elles est soumise au respect d’un cadre réglementaire ou contractuel strict (règlement général pour la protection des données personnelles, secret industriel, convention de partage de données, diffusion de données répondant à une demande du financeur, etc.).  C’est pourquoi, les actions mises en œuvre permettent d’anticiper le respect de ces exigences, de garantir la sécurité des données et d’utiliser des bonnes pratiques de gestion et de diffusion.

Comment partager et diffuser des données en toute sécurité ?

 

Des membres du projet auront parfois besoin d’avoir accès à des données collectées par d’autres. « Pour mener à bien mes recherches sur l’usage des navettes autonomes, je vais avoir besoin d’utiliser différents types de données pour effectuer des croisements de données. Je souhaiterai, pour cela, avoir accès aux données collectées par Berthelet » fait remarquer un chercheur impliqué dans le projet.

Les partenaires ont conclu que le partage des données est indispensable pour travailler ensemble, effectuer différents traitements sur les données et générer des connaissances. Toutefois, certaines données confidentielles ne pourront pas être partagées. C’est notamment le cas des données à caractère personnel qui doivent rester confidentielles pour ne pas diffuser des informations sur les participants aux expérimentations et ainsi respecter la législation. Ces données seront diffusées uniquement si elles ont été anonymisées en amont, permettant ainsi aux participants de ne pas être identifiés. Différents droits d’accès sont alors déterminés et mis en place en fonction des besoins des utilisateurs tout en assurant la protection des données.

Par conséquent, les informations concernant la diffusion des données et les droits d’accès, doivent être renseignées par les partenaires dans la cartographie. Cette première étape de la méthodologie de gestion des données sera un outil précieux pour organiser la diffusion des données.

[Zoom sur…] Une bonne communication pour des données bien gérées

 

Cette réunion, étape importante de la démarche, a permis de lancer une dynamique de discussion autour des données et d’harmoniser les connaissances des acteurs sur la réglementation et les bonnes pratiques de gestion et de diffusion.

Le contexte autour des données évolue rapidement : on parle de plus en plus de gouvernance des données dans les entreprises, d’ouverture des données publiques. En réalité, peu d’organismes ont déjà œuvré pour lancer des démarches répondant à ces nouveaux enjeux. La maturité sur ces sujets est hétérogène d’un organisme à un autre, et d’un service à un autre au sein même d’une organisation. Dans un projet de cette ampleur, rassemblant treize partenaires, les pratiques et les moyens utilisés pour générer et utiliser des données sont parfois différents. Cela peut impacter la réutilisation des données par d’autres membres du projet et ainsi complexifier le travail collaboratif. Communiquer sur les données et leur gestion dès maintenant, c’est miser sur l’échange de pratiques, l’alliance des forces de chacun pour faciliter le travail d’équipe, garantir la sécurité des données et leur réutilisation en temps voulu.

Céline ROUSSELOT
Chargée de mission Gestion et ouverture des données de la recherche - Université Gustave Eiffel

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